routes romanes 86

Errance sur les départementales du département de la Vienne, des routes forcément romanes.

17 février 2009

le dolmen d'Arlait

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Sur le plateau de Thorus, à quelques kilomètres du bourg de Château Larcher, on peut voir le dolmen d'Arlait, dernier vestige de ce qui fut une vaste nécropole celtique. Il parait qu'il y a quelques décennies encore, le monument tenait sur ses quatres jambes.

Ce dolmen vaut bien une petite visite : prendre la petite route qui rejoint le village de Jouarenne ; en haut d'une côte, il faut ensuite prendre le chemin sur la gauche (balisage jaune), la direction est indiquée sur une grosse pierre verticale qui pourrait bien provenir de la nécropole. Ensuite, il suffit d'ouvrir les yeux.

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20 janvier 2009

Sèvres-Anxaumont

L'église Saint-Nicolas de Sèvres-Anxaumont n'est pas référencée dans les guides touristiques, mais je l'aime bien quand même. Son origine remonte au XIIème siècle, elle a bien sûr été largement remaniée au XIXème. L'élément le plus intéressant est le portail, protégé par un auvent récent, et présentant des sculptures naîves très émouvantes.

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vue d'ensemble

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22 octobre 2008

Départementale 18

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Vue de Morthemer

Cette route suit l’axe nord-ouest sud-est allant de Thouars, dans le nord des Deux-Sèvres jusqu’à Lussac les Châteaux, puis vers le Limousin en rejoignant la nationale 147, le tout en contournant Poitiers.

Dans sa portion nord, cette route est un axe important, c’est la route Poitiers-Thouars. Elle est à peu près rectiligne et ne traverse aucune localité jusqu’à Neuville de Poitou, si ce n’est effleurer le village d’Amberre, à une quinzaine de kilomètres de la limite du département.

Neuville est une petite ville connue pour être le centre principal du vignoble du Haut-Poitou. Il est intéressant de s’y rendre le dimanche matin, car il s’y déroule un des plus gros marchés du département.

Au rond-point de Mavault, la route oblique sur la droite en direction d’Avanton, puis de Chasseneuil du Poitou où elle traverse le Clain. Elle grimpe ensuite le coteau calcaire pour atteindre Montamisé. On peut s’arrêter dans ce village pour jeter un œil à l’église comportant quelques vestiges de l’époque romane, avant de poursuivre sa route vers Sèvres-Anxaumont. Il est même plaisant de faire un léger détour par Bignoux : pour ce faire, on emprunte la départementale 3 sur cinq kilomètres, jusqu’à la maison de la forêt. On est en effet alors au cœur de la forêt de Moulière. On peut donc en profiter pour faire quelques pas dans les bois et, qui sait, si c’est la saison, récolter quelques cèpes. De là, une jolie route forestière rejoint Bignoux. Il faut alors revenir en direction de Poitiers (2,5 kilomètres par la D6) pour retrouver la D 18.

Un arrêt à Sèvres Anxaumont s’impose pour admirer le porche roman de la petite église. De là on gagne Saint Julien l’Ars, en prenant un petit bout de la grand route menant de Poitiers à Châteauroux. Ne pas hésiter à faire un arrêt sur l’aire de repos, à l’entrée de Saint-Julien : on y trouvera un panneau explicatif très intéressant sur les voies romaines (on est en effet sur la voie romaine de Poitiers à Bourges).

La route rejoint ensuite Tercé, puis la Chapelle Morthemer, où on peut voir une belle petite église romane. On parvient ensuite à Morthemer tout court, où on rejoint la D8. Le site de ce village est assez plaisant : le village, groupé au pied d’un château médiéval jouxtant une église en partie romane, se mire dans l’eau calme d’une petite rivière (la Dive).

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04 octobre 2008

Champniers : les fresques de la nef

Tout d’abord, sur le mur nord, dans la travée centrale, on remarque un ensemble de quatre petits tableaux pas évidents à relier entre eux. Dans la partie basse : la scène de l’annonciation. Au dessus de ce premier tableau, à droite, un évêque non identifié (on hésite entre Saint Eloi et Saint Blaise) fait face à la vierge. A gauche de celui-ci, Saint Michel terrasse le dragon ; on reconnaît Michel, non pas à sa lance, mais à la balance qui lui sert à peser les âmes (ici, les petits personnages roses qui sont sur les plateaux). Plus à gauche, un panneau vertical plus grand montre Saint Eloi en maréchal ferrant. Sur ce tableau, le saint est représenté de profil, ce qui symboliquement indique qu’il est encore un personnage sinon mauvais, du moins imparfait. Ceci est renforcé par la présence du nombre 11 (frise de 11 fers à cheval), chiffre symbole de péché, d’imperfection. La sainteté du personnage est néanmoins rendue indiscutable par la présence de l’auréole.

Dans la travée proche de l’entrée, toujours sur le mur nord, on découvre, en haut, une scène de crucifixion. En bas, un tableau paraît-il assez rare montre la cavalcade des péchés capitaux, représentés par des personnages juchés sur des montures courtes sur pattes destinées à les rendre ridicules. En tête du cortège, l’orgueil (identifiable au plumet sur le chapeau), suivi de l’envie. Les autres sont difficilement identifiables. Ces personnages sont entraînés vers la gueule de l’enfer.

Le mur entourant le portail, chose assez rare, est également peint. On trouve là tous les attributs de l’enfer : démons, fournaises, supplices, et bien sûr toute une cohorte de damnés qui sont poussés là à la suite du jugement dernier, scène qu’on peut admirer sur le mur sud de la travée du fond. On remarque qu’il n’y a pas grand monde sur l’escalier menant au paradis.

Enfin sur le mur de la chapelle latérale, au sud, on trouve deux tableaux : la cène et le martyre de Saint Sébastien.

N’oublions pas la trace de ce qui pourrait être une effigie de la mort, sur le pilier sud ouest de la nef, au dessus de la petite statue souriante. Egalement un dessin mal identifiable sur le pilier sud séparant la nef du chœur.

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Saint Eloi forgeron

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Saint Michel

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Les péchés capitaux

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Le diable et son train, comme on dit par ici

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encore des démons

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la mort ?

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23 septembre 2008

Champniers : les fresques de l'abside et du choeur

Sur la voûte est représenté un christ en majesté (majestueux !) entouré des Quatre Vivants : les quatre évangélistes et leurs symboles.

De part et d’autre de la petite fenêtre romane axiale, on peut voir deux évêques, reconnaissables à leur crosse tournée vers l’extérieur : au sud on remarque Saint Martin, patron de la paroisse, en rouge, et Saint Eloi, patron des forgerons, en bleu. Plus à droite, on remarque ensuite une représentation équestre de Saint Martin lors de l’épisode célèbre du partage de son manteau avec un pauvre.

Au nord, deux évêques moins identifiables avec certitude. L’un des deux pourrait être Saint Rémi, qu’on implorait pour la guérison des enfants malades. Plus à gauche une représentation équestre de Saint Georges.

Sur le mur nord du chœur, une frise représentant des évêques et un abbé. On reconnaît un évêque à sa crosse tournée vers l’extérieur, ce qui signifie que son pouvoir s’étend sur un vaste domaine. A l’inverse, l’abbé, dont le pouvoir se limite à son abbaye, porte la crosse tournée vers l’intérieur. Dans la partie basse du mur se trouve également une petite fresque très jolie représentant deux femmes en prière (deux orantes), dont on peut remarquer les différences d’attitude.

Sur le mur sud du chœur, la fresque montre le martyre de Saint Blaise. On remarque à cette occasion que les personnages représentant le Bien sont présentés de face, alors que ceux qui représentent le Mal (ici les bourreaux) sont montrés de profil. Sur la scène surmontant la porte de la sacristie, on voit Saint Blaise dans son tombeau.

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le christ en majesté

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les orantes

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le supplice de Saint Blaise

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Saint Georges

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22 septembre 2008

Champniers

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Dans la ruelle, à une dizaine de mètres en retrait, on découvre un panneau explicatif qui mentionne notamment que l’intérieur recèle des peintures murales classées. Quelle n’est donc pas la frustration du visiteur qui trouve porte close.

Pour apercevoir les fresques il convient en effet de prévoir sa visite lors des journées du patrimoine, aux alentours du 20 septembre. Ce que j’ai fait.

Deux ensembles de fresques sont visibles dans l’église Saint-Martin de Champniers :

-          des fresques datées des 15ème et 16ème siècles sur les murs de la nef et de la chapelle latérale

Cliquer pour voir les fresques

-          des fresques du 19ème qui sont une reprise des fresques d’origine, du 14ème siècle, ornant l’abside et le chœur

Cliquer pour voir les fresques

La première fois que j’étais passé par ce village du sud de la Vienne, je ne m’étais guère attardé, déçu sans doute par l’extrême simplicité de l’église d’origine romane, notamment son absence de décor sculpté. Et puis, finalement, il me semble que Champniers mérite une visite. Je m’y suis arrêté récemment, un samedi après-midi, et j’ai trouvé le lieu particulièrement paisible et agréable. Une vaste place carrée entourée de maisons rénovées ou en cours de rénovation et puis, un peu en retrait, au fond d’une courte ruelle : l’église Saint-Martin.

L’édifice est inséré dans un groupe de maisons, mais on peut néanmoins le contourner et faire une brève promenade dans le minuscule jardin côté nord, d’où on aperçoit la forme arrondie de l’abside, seule partie visiblement romane de l’église.

Il ne faut pas hésiter à prendre du recul sur la place, ou au fond de la ruelle pour apprécier pleinement le caractère campagnard de cette église bâtie dans une roche au ton doré.

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27 mai 2008

Pouillé, église Saint-Martin

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Lorsqu’on approche du village, notamment venant du sud, on remarque immédiatement la silhouette romane caractéristique de l’église Saint-Martin : un modeste édifice plutôt trapu, au clocher peu élevé, encastré dans un groupe de maisons.

Cette silhouette avait un je ne sais quoi d’émouvant. Je me suis longtemps dit qu’un jour je devrais m’arrêter là pour voir l’église de plus près, et voilà ce qui, parallèlement à la spectaculaire rénovation de Notre-Dame de Poitiers, m’a donné envie de m’intéresser à l’art roman, il y a quelques années.

L’église Saint-Martin a été bâtie au douzième siècle. Les amateurs de décors sculptés pourront se concentrer sur les modillons, en corniche sur la façade nord, ainsi qu’à plusieurs niveaux du clocher. On remarquera également l’étonnante sculpture ornant le contrefort à gauche de l’entrée, de même que le bas-relief figurant en haut à droite de la fenêtre.

L’intérieur de la nef est un bon exemple illustrant la transition du roman au gothique.

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04 mai 2008

Départementale 1

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Cette départementale est la plus longue de la Vienne (plus de 100 kilomètres). Elle débute à la limite de la Touraine, un peu au nord de Dangé-Saint-Romain. Elle longe la Vienne sur sa rive gauche jusqu’à Châtellerault, parallèlement à la nationale 10 située sur l’autre rive.

On traverse Dangé, puis Vaux sur Vienne avant d’être tenté de traverser la rivière à Ingrandes, où on pourra admirer une des plus anciennes églises du département (on reconnaîtra le caractère pré-roman de l’édifice, en particulier par la construction en petit appareil). On pourra également rebrousser chemin sur la rive droite jusqu’à la zone industrielle, où se trouve le magasin d’usine Aigle (articles de sport, de montagne, chaussures de marche, bottes…).

Retour sur la rive gauche : on passe à Antran (église romane), puis on atteint Châtellerault. J’aime bien l’atmosphère de cette ville aux toits d’ardoise et aux murs de tuffeau tendre rongé par l’érosion. Le centre commerçant est plutôt sympathique. L’église Saint-Jacques, d’origine romane, a été très remaniée au cours des siècles et affiche maintenant le visage néo roman caractéristique des restaurations effectuées au 19ème siècle. Le monument le plus connu de la ville est le pont Henri IV (15ème siècle).

Après Châtellerault, toujours en direction du sud, on reste sur la rive gauche de la Vienne, tandis que la nationale s’écarte pour longer la vallée du Clain. On passe d’abord Cenon sur Vienne, puis Vouneuil sur Vienne, en lisière de la forêt de Moulière, la plus vaste du département. C’est sur cette commune qu’on peut faire une promenade dans la réserve naturelle du Pinail (cf départementale 15). On atteint ensuite Bonneuil Matours, village nanti d’une belle église romane. Les rives de la Vienne y sont particulièrement agréables, notamment près du pont suspendu emprunté par la D3.

La route s’éloigne ensuite définitivement de la rivière en grimpant le long du bord est de la forêt, jusqu’à la Chapelle Moulière. On traverse ensuite Liniers : charmante petite église romane très simple agrémentée de vitraux modernes. Un kilomètre plus loin on traverse Lavoux, puis on atteint Saint Julien l’Ars, Savigny l’Evescault et Nieuil l’Espoir. On poursuit ensuite sur Gizay, en passant près du château de Chambonneau (15ème siècle) qui mérite un coup d’œil.

Huit kilomètres plus loin on arrive à Saint-Maurice la Clouère (église romane du 12ème siècle) et à Gençay (vestiges d’un château fort du 13ème siècle dominant la vallée). La route (très fréquentée) continue ensuite de manière rectiligne jusqu’à Civray, en passant par la Ferrière Airoux (église romane) et Sommières du Clain (église romane). Avant d’arriver à Civray, on pourra faire un bref détour par Savignè (église romane).

La petite ville de Civray est le point de convergence du sud de la Vienne. L’église romane Saint Nicolas est un des monuments majeurs de l’art roman en Poitou. La route poursuit sa course plein sud sur encore une dizaine de kilomètres, jusqu’à la limite avec le département de la Charente. Entre temps, on n’hésitera pas à emprunter les toutes petites routes qui desservent les charmants villages de Saint Saviol, Saint Macoux, Saint Gaudent, Voulême, Lizant, et enfin Genouillé, dont l’église romane est bien intéressante.

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22 avril 2008

Saulgé, ancienne prieurale Saint-Divitien

La construction de l'ancienne prieurale Saint-Divitien remonte au 11ème siècle. Ce qu'atteste la sobriété de son aspect.

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Sur la mur nord, le crépi laisse apparaître l'agencement en petit appareil. Le clocher octogonal est remarquable et rappelle un peu la tour de l'abbaye de Charroux.

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On remarque une certaine symétrie dans les sculptures très simples ornant les chapiteaux du portail. Celle de gauche semble bien être une illustration du Verbe sortant en lianes de la bouche d'un personnage et couvrant d'une façon protectrice un autre personnage. Le parvis de l'église n'est-il pas aussi le lieu où l'on parle ?

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Le pilastre de droite pourrait être orné d'une chouette, on distingue bien les ailes. Cet oiseau nocturne symbolise souvent la clairvoyance, l'aptitude à se mouvoir malgré les ténèbres.

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31 mars 2008

Chauvigny : collégiale Saint Pierre

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La collégiale Saint-Pierre figure parmi les églises romanes les plus importantes du Poitou. Située au sommet d'un promontoire rocheux, elle domine la ville de sa silhouette imposante.

L'extérieur 

De loin, on remarque d'emblée la hauteur de son clocher, assez inhabituelle dans l'art roman. Toutefois, il est visible que la partie supérieure de ce clocher carré à trois niveaux est plus récente que les autres.

On aborde généralement cette église par sa partie orientale, le chevet et les absidioles présentant un décor sculpté abondant, tandis que la façade occidentale, banale, ouvre sur une esplanade étroitement limitée par la roche.

D’après certaines études, il semble que la construction de l’église se soit étendue de la première moitié du 12ème siècle à la première moitié du 13ème, sur l’emplacement d’un sanctuaire pré existant. Le chœur a été élevé en premier, ainsi que le transept et la base du clocher. Une deuxième campagne aurait vu la construction de la nef et de la façade, puis du niveau intermédiaire du clocher, et enfin du niveau supérieur de celui-ci.

Le chevet

Cette partie de l'église offre un aspect étrange : vus du sol, on croirait le chevet et les chapelles exempts de couverture. En fait les corniches sont toutes surmontées d'un muret courbe qui masque la toiture.

Toutes les corniches sont ornées de modillons variés. Ceux des chapelles, les plus faciles à détailler, sont de facture récente.

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On remarque, dans les murs des chapelles, des sculptures sans doute réemployées : on reconnaît notamment Saint-Pierre grâce à son attribut habituel (les clés), amis aussi un signe du zodiaque (sagittaire) et une scène étrange d’un chien poursuivant un lièvre faisant face à un monstre à corps de poisson.

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Le transept

Intégrée dans un ensemble monumental serré comportant plusieurs châteaux forts, l'église ne dispose pas d'un espace au sol très vaste, ce qui explique le transept plutôt court. Remarquez l'alphabet gravé sur la fenêtre du croisillon sud. La tourelle d'angle surmontée d'une "pomme de pin" est richement décorée et rappelle les tourelles de Notre-Dame la Grande à Poitiers.

La façade

La simplicité de la façade tranche avec la profusion de décor ornant le reste de l'édifice. Il reste que cette façade est bien représentative des façades de la région, avec ses deux corniches à modillons et son pignon triangulaire. Le portail en arc brisé est peu décoré : juste trois chapiteaux de chaque côté, ces derniers n'étant pas facilement lisibles.

L'intétieur sera montré plus tard...

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