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Cette départementale est la plus longue de la Vienne (plus de 100 kilomètres). Elle débute à la limite de la Touraine, un peu au nord de Dangé-Saint-Romain. Elle longe la Vienne sur sa rive gauche jusqu’à Châtellerault, parallèlement à la nationale 10 située sur l’autre rive.

On traverse Dangé, puis Vaux sur Vienne avant d’être tenté de traverser la rivière à Ingrandes, où on pourra admirer une des plus anciennes églises du département (on reconnaîtra le caractère pré-roman de l’édifice, en particulier par la construction en petit appareil). On pourra également rebrousser chemin sur la rive droite jusqu’à la zone industrielle, où se trouve le magasin d’usine Aigle (articles de sport, de montagne, chaussures de marche, bottes…).

Retour sur la rive gauche : on passe à Antran (église romane), puis on atteint Châtellerault. J’aime bien l’atmosphère de cette ville aux toits d’ardoise et aux murs de tuffeau tendre rongé par l’érosion. Le centre commerçant est plutôt sympathique. L’église Saint-Jacques, d’origine romane, a été très remaniée au cours des siècles et affiche maintenant le visage néo roman caractéristique des restaurations effectuées au 19ème siècle. Le monument le plus connu de la ville est le pont Henri IV (15ème siècle).

Après Châtellerault, toujours en direction du sud, on reste sur la rive gauche de la Vienne, tandis que la nationale s’écarte pour longer la vallée du Clain. On passe d’abord Cenon sur Vienne, puis Vouneuil sur Vienne, en lisière de la forêt de Moulière, la plus vaste du département. C’est sur cette commune qu’on peut faire une promenade dans la réserve naturelle du Pinail (cf départementale 15). On atteint ensuite Bonneuil Matours, village nanti d’une belle église romane. Les rives de la Vienne y sont particulièrement agréables, notamment près du pont suspendu emprunté par la D3.

La route s’éloigne ensuite définitivement de la rivière en grimpant le long du bord est de la forêt, jusqu’à la Chapelle Moulière. On traverse ensuite Liniers : charmante petite église romane très simple agrémentée de vitraux modernes. Un kilomètre plus loin on traverse Lavoux, puis on atteint Saint Julien l’Ars, Savigny l’Evescault et Nieuil l’Espoir. On poursuit ensuite sur Gizay, en passant près du château de Chambonneau (15ème siècle) qui mérite un coup d’œil.

Huit kilomètres plus loin on arrive à Saint-Maurice la Clouère (église romane du 12ème siècle) et à Gençay (vestiges d’un château fort du 13ème siècle dominant la vallée). La route (très fréquentée) continue ensuite de manière rectiligne jusqu’à Civray, en passant par la Ferrière Airoux (église romane) et Sommières du Clain (église romane). Avant d’arriver à Civray, on pourra faire un bref détour par Savignè (église romane).

La petite ville de Civray est le point de convergence du sud de la Vienne. L’église romane Saint Nicolas est un des monuments majeurs de l’art roman en Poitou. La route poursuit sa course plein sud sur encore une dizaine de kilomètres, jusqu’à la limite avec le département de la Charente. Entre temps, on n’hésitera pas à emprunter les toutes petites routes qui desservent les charmants villages de Saint Saviol, Saint Macoux, Saint Gaudent, Voulême, Lizant, et enfin Genouillé, dont l’église romane est bien intéressante.

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